Buvez pas dans ma bouteille !

Marine Thévenet :

« Le jour ou j’ai bu dans une bouteille qui n’était pas la mienne

Nous sommes à Chamonix pour la coupe du monde d’escalade. J’ai mes deux voies de qualifications à faire… au pied du mur extérieur je m’encorde un peu stressée, un peu trop… c’est bientot à moi de grimper… merde j’ai soif ! oups j’ai pas ma bouteille d’eau… allez tant pis je prends celle qui est la plus proche de moi : et glou et glou et glou…

Ma voie terminée je file à l’intérieur du gymnase pour me mettre dans ma deuxième… à partir de là… je ne me souviens de rien ! On m’a raconté que je délirais complètement, qu’avant d’aller dans ma voie 2 je disais ne plus avoir de jambes, j’avais peur de m’évanouir et même le doliprane 1000 que mes parents m’ont fait avaler n’a pas réussi à calmer mes délires.

Ce que j’ai fait dans ma deuxième voie de qualification ? je ne sais plus trop… je n’arrive pas à m’en rappeler. Mes parents pris de panique m’ont direct emmené à l’hopital où le medecin, apres avoir vérifié que je n’avais pas la grippe porcine, n’a pas pu trouvé ce que j’avais. C’est juste avant de me renvoyé à la compet qu’il regarde d’un peu plus près mes yeux… et merde ! symptomes : euphorie, pupilles dilatées, picotement dans tous les muscles… « ma fille tu es drogué »… QUOI ?!

Apres avoir refusé de me faire des analyses puisqu’il croyait que « j’avais bu dans cette bouteille de mon plein gres » il me laisse partir de l’hôpital et je me tape un trip de 12h00 jusqu’a 20h00…

J’ai ensuite résussi à contacter mon médecin du sport qui m’assure que c’est de la cocaine. Apparemment les sportifs diluent une pincée de cocaine dans leur bouteille d’eau pour aider à la concentration. Mais alors pourquoi moi je ne me rappelle de rien ?! A la première prise les effets sont inverses, on ne peut pas se concentrer etc. Ce n’est qu’avec l’habitude que la cocaine sert de stimulant (même les joueurs de pétanque en prennent… c’est dire !). Le lendemain matin je souhaite donc rentrer à Lyon faire des analyses, mais mon médecin du sport me l’interdit puisque si je suis controlée dopée il faut obligatoirement en référer à la fédération et ils me suspendront avant de faire l’enquête. Donc….

Apres cet épisode dramatique (enfin apparemment que pour moi), je vais voir deux trois personnes de la fédération pour leur exprimer ma déception de réaliser que même les compétitions d’escalade n’échappent pas à la drogue, mais aussi pour leur faire part de mon inquiétude « si ça avait été quelqu’un sous cachet ou un enfant qui avait bu dans cette bouteille à la portée de tous… ». Mais personne ne semble trop réaliser, au début, et on me dit de bien me rétablir. Sans plus. Paulo a ensuite compris mon angoisse et a pris les choses en mains (merci), et l’organisation s’est penchée un peu plus sur le problème.

Me voila alors de retour chez moi, avec une grande déception de ce que je pensais être un « sport sain »… mais je semble être la seule étonnée puisque d’après ce que j’ai entendu personne n’a bien été surpris…
Que faut il faire maintenant ? Arrêter les compétitions puisque les faire dans un milieu qui ne me plait plus ne me fait pas envie ? Je ne sais pas, du moins je sais que ma motivation est toujours là, mais je ne veux pas évoluer dans un sport ou de la drogue tourne sur les compétitions sans qu’aucun contrôle ne soit fait. A voir… »

04.08.09
Charles Loury
Planetgrimpe.com

Moi je dis que je vais boire en douce dans la bouteille de Mathieu …. je suis sûr qu’il y a des trucs louches dedans qui donnent grave la caisse …

Non ?

 


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Un commentaire

  1. Matt dit :

    fais attention !! y’a peut-être bien du rhum dedans !!

    ;)

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